AUTOUR DES TUNING SCORE.S DE LISA NELSON

Projet pédagogique destiné aux Écoles d'art, aux Compagnies de danse et à la formation professionnelle du danseur


PHOTOS

 

« Le Tuning score (la partition d'accordage), un format de recherche sur le spectacle vivant, pose les questions suivantes: que voyons-nous lorsque nous regardons la danse? Comment la composition surgit-elle dans le corps et son environnement? Se concentrant sur la vision, le toucher et l'ouie, les partitions suscitent l'émergence de compositions dans l'instant qui rendent explicites nos opinions à propos de qui/où nous sommes, de comment chacun de nous sent et fait sens avec le mouvement, amorçant un dialogue entre l'organisation interne et externe de l'espace, du temps, du mouvement, et de notre désir inné de composer notre expérience. Les partitions offrent des outils et un cadre pour la communication et la collaboration qui s'élabore entre les joueurs et à travers leur action. En tant que pratique de montage en temps réel et de ré-interprétation instantanée, le tuning score imite la vie. C'est un jeu esthétique et un système d'autorégulation qui révèle son intention de manière nouvelle à chaque fois. »

Lisa Nelson, Présentation d'un laboratoire de Tuning Scores, Re.sources, novembre 2015

 

 

Partenaire de Lisa Nelson, Pascale expérimente le Tuning Score.s depuis 2001.  Elle voyage en Europe afin de  suivre les enseignements et les laboratoires que propose Lisa Nelson. Elle les filme et les archive avec, Caroline Boillet, sa complice du projet STORE. Grace à des résidences avec l'Ensemble Observatory et le travail assidu avec le BTB/ Brussels Tuning Band Pascale affirme son désir de s'inscrire et de pratiquer ce mode de composition appelé « montage en temps réel ».

Ce mode de composition offre deux types d'outils : les actions dans l'espace et les appels vocaux empruntés au langage de la vidéo comme « end », « pause », « reverse », « sustain », « exit », « replace », « begin »... Comme des signaux, ces outils de communication laissent une trace dans l'espace et stimulent l'action suivante.  Ainsi se met en place un jeu de Feedback (reponse) entre la personne qui danse et celle qui regarde la danse. Cette dimension confère à cette pratique artistique un caractère d'expérimentation avec le désir d’observer le processus même de composition.

 

« Le Tuning Score procure un cadre de travail pour la communication entre partenaires, transformant nos danses en théâtre». Lisa Nelson

 

« Le spectateur regarde activement un processus plutôt qu'un objet, il est invité à partager les risques et les désirs de voir naitre et disparaitre des formes, des histoires et des instants uniques et éphémères ». Mark Tompkins, risquer le vide, On the edge, november 1998.

 

POUR ENTRER DANS L’EXPÉRIENCE DES TUNING SCORE.S  PASCALE INVITE LES PARTICIPANTS À :

  • Observer le fonctionnement du système perceptif et la manière dont les sens se soutiennent mutuellement dans notre approche de l’environnement.

  •  Identifier les comportements préétablis (automatismes), puis leur mise en mouvement par l’invention de stratégies modifiant notre approche du contexte .

  • Cartographier le design de nos sens et particulièrement la manière dont nous organisons notre regard en lien avec notre kinesthésie profonde;

  • Pratiquer la notion subtile d’accordage entre partenaires et les divers langages infra verbaux qui la rendent spécifique.

  • Aiguiser notre sens de l’imagination au service d'une physicalité.

  • Noter l’implication des sens dans l’origine du mouvement car les organes sensoriels sont, d’un point de vue fonctionnel, à la fois explorateurs et exécuteurs. Ils captent, filtrent, modifient, déforment, acceptent, rejettent. Ils influent et nous renseignent sur la nature de notre milieu interne et externe.  Actifs dans cette double fonction, ils caractérisent l’activité même de la perception ; Cependant, en orientant activement notre attention et notre concentration, en notant nos modes opératoires et en les redirigeant, en élargissant l’éventail de nos réactions, nous pouvons faire varier, selon le contexte, la motivation et le désir de nos interprétations sensorielles.

  •  Lire des « textes ressources » comme l’approche expérientielle du rapport corps/esprit de Bonnie Bainbridge Cohen, des écrits sur « la perception en action » et le sens de la vision de Lisa Nelson, des articles sur l’approche écologique des systèmes perceptifs, la notion d’ « affordance » et la perception directe des objets de J J Gibson, des outils conceptuels somatiques d’Hubert Godard, et la théorie des chiasmes sensoriels de Michel Bernard.

 

"Penser l'improvisation comme mode de spectacle impliquait une remise en cause radicale et systématique de tous les cadres esthétiques du spectacle traditionnel: celui de la stabilité de la forme et de sa reproductibilité, celui des rapports chorégraphes/interprètes, des rapports spectateurs/performers, ainsi que les soubassements techniques et idéologiques de la formation du danseur. L'improvisation, loin du "n'importe quoi" ou "n'importe comment" est aujourd'hui un champ de compétences, avec une histoire, un langage, des modèles relationnels, et des concepts." On the edge flyer, Paris, 1998 Mark Tompkins.

 

STAGES

  • févr 2020 Ménagerie de verre Paris

  • nov 2017 Parcours du danseur, Cie Instabili Valaurie

  • 2016 University of Roehampton, Londres  

  • janv 2016 Collectif (…), Die

  • 2013 les Subtisseurs, Cie Chorescence Grenoble

  •  Cie Michèle Noiret, Bruxelles

  • Comédie de Valence, scène nationale

  • Addim 48 de Lozère