MOBILE (2006-2004) performance 50 minutes


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Avec Mobile, Pascale Gille mobilise le spectateur dans une expérience particulière de l'espace, à travers un dispositif sonore et scénique investi par le regard de 6 artistes visuels : architecte, designer, photographe, plasticien, danseurs.

Sur un même plateau, sont réunis les performeurs et le public assis sur des chaises mobiles. Déplacés individuellement ou en groupe, les spectateurs sont mis en scène au même titre que les performeurs, créant ensemble une confluence dans lequel l'espace scénique et l'espace du spectateur interagissent et se redéfinissent continuellement.

Le regard du spectateur est activement sollicité: il organise, cadre, cible, choisit, identifie ce qu'il considère être l'événement. Parfois partie intégrante de l'environnement du danseur, parfois simple témoin de ce qui se déroule devant lui, il devient complice d'un espace en mouvement. Il questionne ainsi la nature de la composition et en goûte les différentes dimensions.

En rapprochant le spectateur du danseur, le dispositif scénique peut être intimiste. Perçus dans leurs moindres détails, les danseurs se révèlent vulnérables, hésitants et maladroits. Leurs attitudes, leurs visages et particulièrement leurs regards deviennent geste dansé.

À travers des fondus enchainés d’une attitude posturale à une autre, à l'image du morphing, la danse dépeint des expressions humaines inspirées de notre quotidien et des personnes de tous âges, de toutes statures et de toutes conditions sociales. Le spectateur assiste à la transformation de ces tracés et à la naissance de ces évocations poétiques.

L'installation son divise l'espace en plusieurs aires dans lesquelles différents environnements sonores sont créés, grâce à 25 mini-enceintes réparties au dessus du plateau. Selon l'activité du plateau, le musicien compose en direct le son à partir d'une bande préparée à l'avance, à laquelle il mixe différentes matériaux sonores collectés en direct sur des programmes radio et des micros captant les rumeurs de la rue.
                          
La lumière se veut simple et évocatrice de paysages : ville, arène, usine désaffectée, sous-bois. Parfois elle isole du reste du public ou des danseurs et d’autre fois, elle rassemble. Contrairement à un spectacle frontal, Mobile invite le public à être au centre de la lumière, il ne la voit donc pas, mais il l'éprouve.

Performeurs / Pascale Gigon ou Florence Douillez , Pascale Gille, Baptiste Andrien ou Tristan Bonivers (Architecte), Betty Bertrand (Plasticienne), Koen Desimpelaere (Designer) ou Monica De Loght (Danseuse) ou Bart Gabriel ou Paki (Photographes)
Musique / Jacques Foschia
Technique et Lumière / Raphaël Michiels ou Maarte Gielen
Photographe / Raymond Mallentjer

COPRODUCTIONS / RÉSIDENCES / PERFORMANCES

  •  nov 2006 Performance à Séville et Cadix pour le Festival Mes de Danza (Espagne)

  •  22 janv 2006 Performance aux Halles de Schaerbeek pour les Dimanches de la Danse

  • 16 déc 2005 Performance à Objectif Danse (Raffinerie Charleroi/Danses)

  • 22 oct 2005 Performance lors du Festival le Grand Ecart de Courtrai

  •  sept et oct 2005 Résidence à la Raffinerie Charleroi-Danses

  • 3 et 6 juil 2005 Performance au festival Kukart de St Petersbour, soutenu par le CGRI et la SACD : « 1500h à danser »

  •  1 et 2 oct 2004 Performance au Centre Culturel de Braine L’Alleud dans le cadre du festival Tour & Danse

  •  15 et16 sept 2004 Première de MOBILE lors de Lille Capitale Européenne de la Culture, Festival Wazemmes l'Accordéon

  •  août 2004 Résidence aux Summer Studios du Performing Arts Research and Training Studio (PARTS)

  • mars 2004 Résidence au  Théâtre Monty d'Anvers

  • janv 2004 Coproduction de Mobile par le Centre culturel de Braine L'Alleud


PRESSES

  •  France culture / 24 septembre 2004 Carnet Nomade, Colette Felous invite le Café Vazemmes.

  • Journal Nord Eclair, Cecile Rognon, 6 septembre 2005
    « Le bruit des roulettes, sur les bruits de la ville, rythme avec précision cette danse minimaliste et intimiste. Les sens dans tous les sens, on peut se sentir déstabilisé par un jeu a priori déstructuré. Étrangement, c’est quelque chose de familier qui vous retient, comme si une longue journée s’écoulait avec ses instants forts ou ténus, ses petits riens, ses états d’âme… »

  • Magazine Entr’Acte, Claudine Bournonville , 5 octobre 2004 Article « Mobile ou le monde de la danse selon Pascale Gille »

  • Mouvement, par Léa Lescure , 2 février 2006, les Dimanches de la danse, à Bruxelles, Contrastes assumés « … L’intervention de Pascale Gille, intime, en jauge restreinte, où le public fait partie intégrante d’un dispositif scénique modulable (sur des sièges à roulettes) et choisit de fait ce qui individuellement constituera le spectacle [… ] donne à ressentir toute la duplicité du rapport scène/salle et sa mise en jeu… »